Top drama

Ce n’est pas évident d’établir une section de “drama” et les séries que j’y range n’ont pas forcément vocation à être dramatiques de prime abord.
Par exemple, “Girls” et “Louie” (qui sont pour moi des séries incontournables), ne me font pas faire pipi dans ma culotte, même si elles peuvent traiter leur contenu de façon humoristique… Elles mettent davantage en avant un état de lose incommensurable et me font plus penser à ma vie “brute”, qu’un Seinfeld qui arrêterait probablement ma réflexion à un : “Haha, qu’est ce qu’ils sont cons !” en me montrant le quotidien pour mieux me le faire oublier. Même chose pour “Orange is the New Black”, que je regarde vraiment comme une comédie, mais qui me fait beaucoup trop larmoyer pour que je le place entre Arrested Developement et Desperate (qui serait peut-être mieux placée dans la catégorie “policier” ?) mais qui me fait tellement mourrir de rire que je ne me résous pas à l’enlever de mon Top Comedy.
Comprendre, donc, que tout ceci est finalement très subjectif et ne représente que la façon dont j’absorbe les histoires, les personnages, les situations et la façon dont je jauge, de façon très personnelle, le pouvoir du divertissement sur mes propres angoisses (qui sont toutes petites et nulles, je l’accorde).

Shameless
pitch : Une famille white-trash et partiellement crackhead de la banlieue de Chicaco tente de survivre grâce à une soeur ainée aimante et dévouée et alors que la mère les a abandonnés et que le père, un alcoolo fini, leur rend la vie impossible. 
on regarde parce que :  C’est la seule série où il est impossible de prévoir ce qu’il peut arriver tellement où ils vont loin. 

Downton Abbey
pitch : Dans le Yorkshire de cette bonne vieille Angleterre, au début du 20ème siècle, la famille Crowley essaye de trouver une solution pour garder son domaine. L’histoire et en scène la vie de la famille, mais aussi la vie de tous les serviteurs et domestiques de la maison qui sont bien plus que des simples ombres ménagères…
on regarde parce que :  L’intrigue est sur-puissante.

Orange is the New Black
pitch : Une jeune femme intègre une prison pour y purger sa peine de 15 mois. Elle va y découvrir les joies de la vie commune, en communauté et communautaire. Mais aussi, l’injustice, la corruption, la traitrise, l’hystérie, la folie, la crasse, le danger, bref, toutes ces choses qui donnent envie de ne jamais passer par la case prison.
on regarde parce que :  Les intrigues sont bien ficelée, parce que les personnages sont attachants et magnifiquement interprétés, et parce que l’humour très subtile qui s’y dégage est parfaitement maitrisé et en fait un des attributs premier de ce show immanquable.

The Night Of…
pitch : Un mec un peu lose/nerd/bon élève. Une nuit qui ne se déroule pas comme prévue. Un meurtre de boucher et une question qui demeure durant toute la saison : l’a-t-il fait ? Oui ou non… 
on regarde parce que : On a envie de savoir si John Turturro va régler ses problèmes de pieds pourris. Parce que cela donne un aperçu de la prison différent d’Orange is the New black. Et parce que Naz (Riz Ahmed) devient de plus en plus en sexy à mesure qu’il fait des pompes dans sa cellule. 

Handmaid’s Tale 
HANDMAID’S TALE

Genre : Drame d’anticipation, du genre à faire froid dans le dos.
Pitch : La société a changé, elle est maintenant gouvernée par un groupe religieux fondamentalistes puissants et obscurs, « Les Fils de Jacob », qui a classé les femmes en 4 catégories : les épouses, les servantes de la maison (Les Martha’s), les « tantes » (femmes autoritaires qui gardent l’ordre et sévissent) et enfin les reproductrices, uniquement utilisées pour procréer. June est l’une de ces rares jeunes femmes fécondes qui doit absolument tomber enceinte et donner un enfant à son maître pour pouvoir rester en vie. Elle a presque oublié qu’autrefois elle avait un mari, une vie de femme indépendante et surtout : une petite fille. Mais la force et la détermination vont reprendre leur droit et June va tenter de rejoindre la résistance.
On regarde parce que : C’est magnifique : les couleurs, la composition de chaque plan, pensés comme des tableaux. Le rythme, lent, les silences. Le jeu de l’actrice Elisabeth Moss et de ses consoeurs est parfait… et l’histoire atroce de cette nouvelle façon de vivre, nous intrigue à mesure qu’elle nous dégoûte.
Quand regarder ? : Seul(e), pour ensuite fermer l’ordi et réfléchir profondément à ce que l’on vient de voir…

The Good Wife
pitch : La femme du procureur de la ville de Chicago est obligée quitter le domicile conjugal et de reprendre le travail (avocate) après qu’elle a découvert que son mari la trompait avec des prostitués.
on regarde parce que : Chaque épisode est une affaire policière/enquête qui se dénoue à la fin. Parce que l’intrigue dramatique autour du couple star est hyper prenante. Parce qu’on apprend plein de trucs de droit et que ça aide dans la vie malgré tout….

The Good FightTHE GOOD FIGHT

Genre : Genre The Good Wife… drama au tribunal.
Pitch : Spin off de Diane Lockhart & Lucca Quinn qui après moult péripéties législativo-légales se retrouvent de nouveau collègues dans un cabinet d’avocats majoritairement afro-américains. Maia Rindell  fraichement diplômée, les rejoint à son tour. Elle est  la filleule de Diane qui la prend sous son aile, et ce bien que son père, comptable du tout Chicago soit accusé d’avoir ruiné la moitié des gros bonnets de la ville, dont Diane, sa meilleure amie….  ( celle-ci pensait se faire une retraite pépère en France… dommage, c’est loupé, la voilà qui rempile).
On regarde parce que : Associer Diane et Lucca était la meilleure idée de spin off possible de The Good Wife. Deux caractères forts qui envoient du pâté et qu’on a envie de voir tout masteriser. Les scénaristes tentent ici de montrer des femmes fortes et solidaires (du moins dans les premiers épisodes) différentes les unes des autres : Diane, aux portes de la retraite, est plus âgée, Lucca est afro-américaine, Maia est homosexuelle (et rousse) – dans leur vie professionnelle, elles connaissent chacune des obstacles en plus de celui d’être une femme. On est alors dans l’affirmation des capacités personnelles, toutes couleurs, préférences sexuelles et âges confondus.
Plus légèrement, si on aime les histoires malignes de coups tordus où le code pénal sert encore à quelque chose… on est servi.
The Good Fight, saison 1, ce sont 10 épisodes bien haletants, bien ficelés et efficaces tant sur le créneau loi, que sur celui de l’amour, business et politique. On ajoute un soupçon d’actualité que l’on saupoudre de quelques problèmes de société et nous voilà maintenant à attendre la suite, sans impatience cependant, mais avec un léger goût de saison trop courte.
Quand regarder ? :  Un épisode par semaine, plutôt le week-end après avoir déjeuné (le créneau de Supercopter, ouais).

I’m Dying up Here
I’M DYING UP HERE

Genre : Comédie dramatique (au sens littéral : on rit / on pleure.
Pitch : Un groupe de jeunes gens se retrouvent tous les soirs chez Goldie, le comedy-club le plus réputé de la ville. Nous sommes dans les années 70, à Los Angeles, tous rêvent de paillettes, de gloire et surtout, d’être invités à s’assoir sur le canapé du Johnny Carson’s ‘Tonight Show’.
On regarde parce que : On s’attache vraiment aux personnages, à leur humour ou à leur façon de voir le monde, de voir leur vie et de l’utiliser pour briller. Tout un chacun de se retrouver dans leur obsession pour la scène et de la transposer dans sa propre fantaisie. Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous fait vraiment vibrer ? Oui ? Et bien faites-le.
Quand regarder ? : Deux épisodes, le soir, avec un digeo, comme si vous étiez dans la cave du Goldy’s, le cigare en moins.

Borgia (Fr/Ger)
pitch : Série historique basée sur la vie du Pape Alexandre VI, à la fin du 15ème siècle et dont la famille n’a rien d’une sainte. 
on regarde parce que :  On révise son Histoire tout en relativisant sur l’Histoire actuelle.

Versailles (Fr/Canada)
pitch : La vie du Roi Louis XIV alors qu’il construit son Versailles.
on regarde parce que : contractuellement, j’étais pour ma part obligée car j’écrivais le Royal Blog sur le site de la série pour Canal+. Au delà de ça, on se replonge dans l’Histoire de France et on se met à jour culturellement parlant. C’est quand même appréciable.

Brief Encounters 
Pitch : Dans l’Angleterre des années 80, quatre femmes, très différentes aussi bien socialement que “caractériellement”, se retrouvent  à organiser ensemble des sortes de “réunions Tupperware” où concrètement elles vendent des godes et pas des boîtes.
On regarde parce que : C’est chou. C’est touchant. Ambiance “The Full Monty”.  

Girls
pitch : Hannah habite à New-York. C’est une enfant gâtée qui rêve de devenir écrivain mais qui grosso modo n’en fout pas une jusqu’à ce que ses parents lui coupent les vivres et la poussent à se débrouiller un peu toute seule. Avec ses trois meilleures copines, elles vont affronter les débuts d’un âge adulte qui s’avère plus pénible qu’escompté. 
on regarde parce que :  On a l’impression de se voir à 25 ans. 

Breaking Bad
pitch : Atteint d’un cancer phase terminale et parce qu’il n’a plus rien à perdre, un petit prof de bio décide de fabriquer de la meth pour assurer un avenir financier à sa famille une fois qu’il sera mort. De petit revendeur de quartier inoffensif, il devient un baron de la drogue redouté de tous. 
on regarde parce que :  Même si le 1er épisode est dur à passer (la baignoire…) le reste de la saison et des suivantes se dévore en marathon et en total admiration pour Walter. Succes Story un peu morbide certes, mais passionnante. 

Better Call Saul
Pitch :  
Jimmy McGill est un petit avocat sans envergure, que tout le monde prend pour un naze, y compris lui. Tiraillé entre un passé d’escroc professionnel virtuose et une carrière d’homme de loi minable, il tente de joindre les deux bouts et de s’en sortir comme il peut…
On regarde parce que  : L’on sait que Jimmy McGill va devenir Saul Goodman et croiser la route de Walter White et Jessie Pinkman… mais quand ?

Bloodline
Pitch :  
: Le grand frère, vilain petit canard, d’une famille réputée et honorée des Keys, (îles qui bordent le golfe du Mexique sous Miami), revient à la maison après n’avoir donné pratiquement aucun signe de vie depuis des lustres. Avec lui, il ramène le passé, la rancoeur, et certains secrets de famille oubliés…
On regarde parce que  : On est resté devant le show durant 13 épisodes de presque 1 heure chacun pour comprendre le pourquoi du comment, qui a fait quoi, pourquoi et comment…? Finalement, on avait a peu près tout compris depuis longtemps, mais l’atmosphère liée à la réalisation est tellement bien foutue, qu’on pensait avoir loupé un truc. En fait, on était juste captivé…

Midnight Diner
Pitch : Chroniques tokyoïtes où le plat unique d’un restau de nuit va servir de prétexte à un souvenir, une histoire, une énigme… Une galerie de personnages subtiles, étonnant, simples… à l’image de la cuisine japonaise.
On regarde parce que : Ça ouvre l’appétit et ça rappelle quelques bienfaits perdus de l’humanité.

Louie
pitch : Un peu d’extrait de spectacle, un peu de fiction basée sur sa propre vie, Louie CK propose ici une sorte de Seinfeld pour dépressifs. 
on regarde parce que : Si j’ai pu trouvé ça plaisant au début, je me suis vite lassé de la lose-attitude qui caractérise une fois de plus ce genre d’humour désillusionné et partiellement négatif. 

The Americans
pitch : Pendant la guerre froide, un petit nombre d’espions russes se sont installés aux Etats-Unis comme s’ils étaient de vrais américains. Ils ont perdu leur accent, se sont mariés avec un ou une collègue, ont même fait des enfants né sur le sol US, en ayant pourtant qu’un seul but : servir la mère patrie. C’était le cas de la famille Jennings qui espionnait en toute tranquillité, jusqu’à ce qu’ils aient un nouveau voisin, gros bonnet du FBI…
on regarde parce que : C’est haletant. et parce que, bien qu’il y ait deux camps, on est incapable de prendre vraiment partie pour l’un pour l’autre. 

Suits
pitch : Un mec qui a le don d’avoir une totale mémoire photographique se fait embauché dans un des plus grands cabinets d’avocats de New York alors que bien sûr, il n’a jamais passé le barreau.  
on regarde parce que :  On ne sait pas trop en fait. Pour voir ce qui va arriver bêtement…

Easy
pitch : Chaque épisode est différent et présente la vie amoureuse / domestique / sexuelle de personnages (et donc d’acteurs) différents. Les couples se croisent, leurs problèmes aussi.
On regarde parce que : Chaque épisode est comme une pochette surprise. On ne sait pas quel va être le thème, le soucis, le dilemme… C’est Black Mirror qui rencontre Mixology. Les histoires sont simples, voire ordinaires mais dépeignent avec justesse tous les conflits intérieurs que provoque parfois l’amour et/ou plus largement les relations amoureuses. 

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