LOVESICK, moi aussi j’en suis malade…

… mais pas forcément dans le bon sens du terme.
À quoi sert cette nouvelle saison ? Je me le demande…  À finir en beauté ?
Alors quoi, ce serait ça la fin ? Un épilogue attendu, tout ce qu’il y a de plus gnan-gnan ? Non pas que la série soit des plus avant-gardiste et nous évoque l’amour comme une poète des temps modernes, mais honnêtement, n’a-t-on pas le droit d’en demander davantage ? À l’heure ou les relations hommes/femmes sont en potentiel pleine redistribution, où les genres fleurissent, où les sexualités se nuancent, méritait-on vraiment une conclusion aussi nauséeuse ?
Je ne veux pas spoiler la fin, ni le déroulé de cette saison, à chacun de se faire son opinion. Je trouve cependant que ce qui commençait sympathiquement est devenu hyper fleur-bleue en l’espace d’une saison. Moins drôle. Moins pertinent et pas étonnant pour un sou.
À mon sens, Lovesick ne mérite même pas une saison 4, et pourtant il lui en faudrait bien une pour se rattraper… Pour l’instant Netflix n’a pas annoncé la mise en production de la suite… ils doivent sûrement être en train de peser le pour et le contre.

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THE END OF THE F***ING WORLD

Genre : Deep-Teen-Thriller à l’anglaise

Pitch : Un ado pense qu’il est psychopathe et projète de tuer son amie, quand celle-ci décide de fuguer et de l’emmener avec elle.

On regarde parce que : Ils sont tellement mignons ! Ça nous rappelle tant d’émotions adolescentes, pulsions de meurtres comprises. Ah les hormones… Le truc avec ces deux-là, c’est qu’ils sont vraiment marrants. Lui est super coinços, introverti et ne demande qu’à être ébloui par la vie ; elle est cynique, morveuse avec un bon gros classique daddy issue. Le tout est savoureux, drôle, joli et assez lent pour qu’on prenne un peu le temps de les kiffer, tous les deux, à leur juste valeur…

Quand regarder ? : 2 épisodes, le samedi après-midi, vers 17h00, quand il fait un peu gris-pluvieux, avec une tasse de Earl Grey, des scones à la myrtille et un T-shirt à l’effigie de The Clash.

Jack Whitehall: Travels with my father

Genre : doc-fiction touristique
Pitch : Vous ne connaissez peut-être mais Jack Whitehall est un comédien/présentateur/humoriste anglais très connu au Royaume-Uni. Dans ce projet Netflix, il embarque SON VRAI DADDY, Michael Whitehall (écrivain, agent d’artiste et producteur, toute la puissance et le chic britannique en un seul homme), à travers un trip couvrant la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge.
On regarde parce que : Cette relation père/fils, même si totalement romancée, est aussi bien tordante que touchante. On voyage. Le père veut voir le traditionnel, le luxe tandis que le fils veut s’éclater et vivre local. Un mix parfait pour donner envie de partir un peu en vacances, même avec son vieux.
Seul hic : Pour Jack surtout, c’est que son père est bien plus drôle que lui… et qu’un film versus 6 épisodes de 30 minutes aurait été sans doute plus pertinent, plus joli et plus marquant.
Quand regarder ? : Dans l’avion, voyage long-courrier.

BLACK MIRROR (saison 3)

Genre : SF, anticipation
Pitch : Les écrans nous bouffent. La technologie n’est pas toujours notre amie. La vie organique devient électronique. 6 épisodes pour cette nouvelle saison et autant de scénarii futuristo-tordus qui vont vous donner envie de fuir cette planète.
On regarde parce que : C’est toujours aussi fou, aussi potentiellement réel, aussi incroyablement flippant et attirant à la fois.
Quand regarder ? : Durant un week-end à la campagne, pour qu’à la fin de l’épisode vous ayez l’occasion d’aller prendre un grand bol d’air pur dans la vallée, dans la forêt en vous disant que la simplicité du monde telle qu’on la connait, c’est pas mal aussi tout compte fait.

MISFITS

Genre : comédie, superhéros, SF, foufou, UK
Pitch : 5 débiles condamnés à des travaux d’intérêt général pour de la tyni-mini-criminalité se retrouvent tous foudroyés au court d’un orage très spécial. Petit à petit, ils découvrent des pouvoirs respectifs qui sont aussi pratiques que “whuuuuut? mais à quoi ça sert” et tentent de camoufler leur vrai crime : l’assassinat de leur éducateur disciplinaire devenu, quant à lui, complètement taré (dans le sens, “Je vais tous les trucider”).
On regarde parce que : c’est drôle et que, allô ?! ils ont des pouvoirs… c’est forcément attrayant ! La série date de 2010 et personnellement je ne la découvre que maintenant, grâce à Netflix, il faut bien le dire.
Les acteurs, dans leur jus de rosbifs déconnectés de la réalité et complètement obsédés, sont tous très attachants. C’est comme si les X-Men avaient rencontrés les gars de Shameless, alors forcément, on adore.
Quand regarder ? : Je viens de passer l’intégralité de mon lundi, affalée dans le canapé, à me faire la saison 1, mais bon… vous pouvez aussi vous contentez d’un épisode avant d’aller dormir.

FLEABAG

Genre : Comédie, comédie romantique, comédie romantique mais pas prout-prout.
Pitch : Une jeune Anglaise, fraichement célibataire et laissée pour compte par sa meilleure amie qui s’est suicidée accidentellement, erre dans sa propre vie sans trop savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle vaut et où tout ça va la mener. En attendant, elle baise, elle vole, elle parle : elle essaye, quoi.
On regarde parce que : La mise en scène est sympa. La comédienne Phoebe Waller-Bridge, fait une digression à quasiment chaque action, regarde la caméra et s’adresse directement à l’audience en commentant chaque situation, conversation, qu’elle soit au supermarché, ou en train de se faire sodomiser. De fait, c’est assez frais, sans filtre, très très très proche de la réalité.
Quand regarder ? : Un soir de la semaine, entre copines avec un bon Pouilly Fumé.

LOVESICK

Genre : comédie romantique britannique
Pitch : un jeune garçon (le blondinet, là) apprend qu’il a la chlamydia et décide de prévenir toutes ses ex-copines pour qu’elles fassent le test et se soignent si nécessaire…
On regarde parce que : Je ne vais pas mentir, je me suis faite la première saison en une après-midi… Il y a 6 épisodes, alors on sait qu’on va en venir à bout facilement. C’est un peu comme un paquet de Petits Lu, pourquoi en manger un quand on peut se taper la boîte ? La différence étant que cette série n’est pas écoeurante. Plutôt touchante, drôle et (malgré les MST planantes) incroyablement saine. Peut-être trop ?
Quand regarder ? Un samedi après-midi donc… ah merde, on est lundi ?