LOVESICK, moi aussi j’en suis malade…

… mais pas forcément dans le bon sens du terme.
À quoi sert cette nouvelle saison ? Je me le demande…  À finir en beauté ?
Alors quoi, ce serait ça la fin ? Un épilogue attendu, tout ce qu’il y a de plus gnan-gnan ? Non pas que la série soit des plus avant-gardiste et nous évoque l’amour comme une poète des temps modernes, mais honnêtement, n’a-t-on pas le droit d’en demander davantage ? À l’heure ou les relations hommes/femmes sont en potentiel pleine redistribution, où les genres fleurissent, où les sexualités se nuancent, méritait-on vraiment une conclusion aussi nauséeuse ?
Je ne veux pas spoiler la fin, ni le déroulé de cette saison, à chacun de se faire son opinion. Je trouve cependant que ce qui commençait sympathiquement est devenu hyper fleur-bleue en l’espace d’une saison. Moins drôle. Moins pertinent et pas étonnant pour un sou.
À mon sens, Lovesick ne mérite même pas une saison 4, et pourtant il lui en faudrait bien une pour se rattraper… Pour l’instant Netflix n’a pas annoncé la mise en production de la suite… ils doivent sûrement être en train de peser le pour et le contre.

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« PARIS ETC. », une histoire à suivre…

Genre : Comédie dramatique à la française.

Pitch : Série chorale où les vies de 5 Parisiennes très différentes se chevauchent, se rejoignent, se croisent.

On regarde parce que … : Déjà parce que Zabou Breitman, une incarnation de l’intelligence, une beauté, un jeu parfait, un style, une présence, un oeil qui fait rire, l’autre qui fait pleurer, bref, à mon sens, une perfection de le comedia en France.
Ensuite on regarde parce que toutes les autres tiennent aussi bien la route et s’infiltrent merveilleusement dans la peau de leur personnages. Le plus réussi (à mon goût) étant l’écriture et le jeu : les nuances de chaque caractère sont criantes de vérité. Ainsi a-t-on une magnifique Marianne, interprétée par Valeria Bruni-Tedeschi qui se pense sincèrement généreuse alors qu’elle est, en réalité, un monstre d’auto-suffisance. Naidra Ayadi, c’est Nora, et elle ne comprend pas que son mari la contredise tout le temps, sans s’apercevoir qu’il le fait généralement pour les bonnes raisons… Anaïs Demoustier joue Mathilde et puise une intelligence et un instinct de survie éclairé et éclairant alors que la vie s’épuise à lui faire des coups de pute. Quant à la benjamine du groupe, Allison, interprétée par Lou Roy Lecollinet, elle est la parfaite représentation de la figure post-ado qui entre dans l’âge adulte sans en avoir les bases et-ou les règles et réussi à faire passer son égoïsme pour de l’ingénuité.
Cette série, à l’inverse d’autres, n’est pas tendre avec les femmes et ne prend pas, par défaut, leur parti ni leur défense. Il y a tellement de choses qu’elles ont mal fait, qu’elles continuent de détruire…  Aujourd’hui, elles payent le prix fort. Avec un peu d’aide, un peu d’amour, un peu de vérité, et tout en acceptant leur maladresse, leur histoire et leurs réelles priorités, elles vont tout faire pour essayer de rattraper la route dont elles se sont éloignées.

Quand regarder ? : Je ne sais pas quand, mais seul(e). Juste pour que personne ne soit dans les environs quand vous vous rendrez compte à quel point vous partagez les mêmes défauts que tous ces personnages…

EASY

Genre : comédie dramatique, comédie romantique
Pitch : Chaque épisode est différent et présente la vie amoureuse / domestique / sexuelle de personnages (et donc d’acteurs) différents. Les couples se croisent, leurs problèmes aussi.
On regarde parce que : Chaque épisode est comme une pochette surprise. On ne sait pas quel va être le thème, le soucis, le dilemme… C’est Black Mirror qui rencontre Mixology. Les histoires sont simples, voire ordinaires mais dépeignent avec justesse tous les conflits intérieurs que provoque parfois l’amour et/ou plus largement les relations amoureuses.
Quand regarder ? : Quand on est enfin seul(e) à la maison ! En grignotant une petite douceur pour renforcer le cliché package de la comédie romantique.
Pas vraiment certaine de l’intérêt de regarder ça en couple… qui plus est le soir avant de dormir… sauf si les deux parties cherchent réciproquement une excuse valable pour créer une situation embarrassante ou chacun se regardera avec tristesse et pathétisme à la fin de l’épisode.

FLEABAG

Genre : Comédie, comédie romantique, comédie romantique mais pas prout-prout.
Pitch : Une jeune Anglaise, fraichement célibataire et laissée pour compte par sa meilleure amie qui s’est suicidée accidentellement, erre dans sa propre vie sans trop savoir ce qu’elle veut, ce qu’elle vaut et où tout ça va la mener. En attendant, elle baise, elle vole, elle parle : elle essaye, quoi.
On regarde parce que : La mise en scène est sympa. La comédienne Phoebe Waller-Bridge, fait une digression à quasiment chaque action, regarde la caméra et s’adresse directement à l’audience en commentant chaque situation, conversation, qu’elle soit au supermarché, ou en train de se faire sodomiser. De fait, c’est assez frais, sans filtre, très très très proche de la réalité.
Quand regarder ? : Un soir de la semaine, entre copines avec un bon Pouilly Fumé.