INSECURE

Genre : Comédie, comédie dramatique, Sex, Rap and the City.
Pitch : C’est pas comme s’il y avait vraiment un pitch… Bon. On suit la vie d’Issa qui, alors qu’elle approche de la trentaine, se pose des questions sur sa vie de femme, sa vie d’artiste, sa vie citoyenne, sa famille, ses amis, BREF (!) qui se prend la tête (mais avec le sourire).
On regarde parce : Le rôle d’Issa est assez introverti, doux et ne demande qu’à s’épanouir. Elle écrit et chante des raps dans sa voiture ou sous la douche et le fait est que….. on a clairement envie qu’elle cartonne. Alors on regarde pour être présent quand elle se révèlera (finger crossed).
Quand regarder ? : Le soir entre meufs, peut-être ? Quand on a fini toutes les bouteilles de proseco et qu’on a plus grand chose à se raconter. On se materait pas une série ? Ouais tu proposes quoi ? Insecure ? Voilà. Une sorte de “Girls”, sans le cul de Lena Dunham…

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IMPOSTERS

Genre : Comédie / enquête & imposture (donc)
Pitch : Eva, Alice, Mary… quel que soit son nom, est très forte. Avec ses complices, elle se glisse dans la vie de riches coeurs à prendre et les épouse avant de leur pomper tout leur fric. Les choses vont se corsées lorsque deux abusés se rencontrent, et décident de mener l’enquête.
On regarde parce que : On veut voir jusqu’où ça va aller !
Quand regarder ? : Oh franchement, c’est un kiff de jour off. Sans prise de tête et sans rien à faire que porter des vilaines chaussettes sous un plaid.

BETTER THINGS

(A ne pas confondre avec Stranger Things. Bah ouais.) 

Genre : comédie, comédie dramatique, Hollywood et compagnie
Pitch : Le pendant féminin de la vie de Louis CK. Ok, plus précisément : voici venue la vie d’une mère célibataire qui élève trois enfants à Los Angeles tout en gérant sa vie d’actrice pas franchement débordée et en abordant tous les problèmes liés à la quarantaine (et ils sont plus nombreux qu’on le croit).
On regarde parce que : on adorait Pamela Adlon dans Louis CK et surtout dans Californication. Parce qu’il y a des guests dans à peu près chaque épisode et qu’ils y font limite de la figuration. Parce que le personnage de Sam Fox est décomplexée, nature et submergé de contrariétés comme vous et moi. On milite juste pour qu’elle arrête de porter ses jeans comme si elle était la gérante d’un bar de routiers sur une route perdue en Arizona.
Quand regarder ? : Prenez votre temps, ça vient de commencer et il n’y a qu’une saison. Un épisode par semaine pour commencer. Le mardi midi par exemple. Quand ça vous saoule de sortir déjeuner avec vos collègues et que vous avez envie de vous accorder un petit moment de bonheur avec votre carotte râpée.

JE SUIS FAN DE « TERRACE HOUSE »

Il existe une télé-réalité, où tous les candidats, que l’on appellera plus volontiers « des membres », sont diplômés (enfin, disons qu’ils n’ont pas quitté l’école à 15 ans).
Ils sont jeunes, ils sont motivés, ils travaillent dur, et même si tous veulent plus ou moins percer dans « le divertissement » (un terme qui reste encore un peu à définir), ils savent qu’ils vont devoir faire de grands sacrifices, à commencer par ceux du coeur…

Cette réal TV d’un autre genre est japonaise et elle s’appelle TERRACE HOUSE.

 

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« Bonsoir. Terrace House réunit six hommes et des femmes ne se connaissant pas et dont nous observons les interactions. Nous mettons à leur disposition une belle maison et une voiture. Ce n’est pas scénarisé. »

Voilà, comment le show est introduit avant chaque début d’épisode par You (au milieu en noir), une actrice/modèle/chanteuse japonaise de 52 ans qui, entourée de ses 5 acolytes et confortablement installés dans un petit salon, s’apprête à découvrir, en même temps que le téléspectateur, les images qui ont été filmées la semaine précédente.

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Chacun des commentateurs a sa personnalité. A part You, les deux autres filles, Azusa Babazono et Reina Triendl (de gauche à droite) sont assez discrètes. Reina est la pure romantique du groupe. Il lui arrive de déconnecter et de rester les yeux dans le vide pendant plusieurs secondes avant de se rappeler qu’elle est filmée. Un jeune/ado est invité (hors période scolaire) pour ses qualités d’observations juvéniles, mais bien souvent c’est celui qui la ramène le moins… Surtout face à Yoshimi Tokui et Ryota Yamasato (chemise blanche et lunettes) qui sont deux vrais bout-en-trains. Ryota tombe amoureux de toutes les filles, il n’est jamais d’accord avec personne et souhaite que les couples se déchirent en permanence. Quant à Yoshimi, il est constamment dans l’imaginaire et raconte comment les choses auraient pu se passer, devraient se passer, se passeront, embrigadant tout le monde avec lui. Ils peuvent tous ainsi divaguer pendant plusieurs minutes sur une scène qu’ils viennent de remanier avant de dire : “Stop, on a une émission à regarder ! On retourne au visionnage.”

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Ryota Yamasato

C’est alors véritablement 2 émissions en 1 et l’on a aussi hâte de voir ce qui se passe dans la maison, que ce qui se passe dans le salon/studio où les commentateurs ne sont plus seulement des présentateurs, mais sont devenus, à leur tour, de vrais personnages.


UN CONCEPT SIMPLE MAIS TRES DIFFÉRENT DE NOS REAL-TV
La saison 2015-16 se déroule à Tokyo. Elle commence à l’automne et se termine en août. 46 épisodes, soit 46 semaines et les colocataires se relaient régulièrement.
Car voilà la modernité du show : personne n’est enfermé ou obligé d’accomplir une tâche, une mission… et à la fin : il n’y a rien à gagner.
Chaque “candidat” continue de vivre sa vie, de suivre ses cours ou d’aller travailler, de voir ses amis, sa famille… à la seule différence que désormais : il vit à Terrace House et que certaines parties de sa vie à la maison vont être filmées et retransmises la semaine d’après à la télé…
Ainsi, chaque candidat peut interagir avec l’extérieur et savoir comment il est perçu par les téléspectateurs et comment ont été interprétés ses décisions et surtout ses actes.

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LOVE
Les coloc’ se rejoignent cependant tous sur un point : ils sont célibataires (à part Yuto, dit Han-san, qui arrive à l’épisode 25) et cherchent l’amour.
Rien de bien fou me direz-vous, nous avons, nous aussi, notre lot de télé-réalité portée sur la chose… sauf que l’amour au Japon est… comment dire… visiblement un peu plus “cérébral”…

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Tatsuya, essayant tant bien que mal de déclarer sa flamme à Minori…


Ainsi, Minori et Tatsuya mettront plus de trois mois avant d’oser se faire un “smack” et ceci, après en avoir parlé et reparlé des dizaines de fois, histoire d’être bien sûrs de ce que signifie cette action pour eux.
Minori est mannequin, elle a 21 ans. Tatsuya, dit Ucchi, est coiffeur, il a 23 ans et visiblement, il n’est pas pressé de tremper sa nouille (à la différence d’un Kevin, que l’on peut voir “évoluer” dans Les Marseillais et qui se tape en moyenne 3 filles par semaines.)

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RELATIONS HUMAINES

Ce sont d’ailleurs toutes les relations qui diffèrent très largement.
Exemple : quand quelqu’un arrive dans la maison, il monte sa valise tout seul (ou toute seule), se déchausse bien évidemment, se tient debout face au reste du groupe et salue poliment. Aucun contact. On a l’impression que le nouvel habitant arrive sur le tatami et s’apprête à passer sa 3ème dan… Si les occidentaux sont assez tactiles, se hug pour un rien, les jeunes Japonais, eux, ne se touchent que très rarement et quand Arman (qui vit depuis 15 ans à Hawaï) débarque et serrant des mains, personne ne sait faire et tout le monde est un peu choqué.
Pareil en ce qui concerne le niveau sonore : tout se fait dans un quasi silence et ça préfère quitter la pièce que de devoir gueuler.

Voici un court montage qui soulignera bien la différence.
L’extrait japonais n’est malheureusement pas traduit, mais pour avoir tout vu, je peux vous assurer qu’il s’agit là des plus grosses remontrances de Terrace House.

 

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LA D.A MUSICALE….
Le seul point où les deux émissions se retrouvent parfaitement, c’est quand il s’agit du mauvais choix de la musique. A croire que ces émissions sont, à elles seules, des compilations de tout ce qui se fait de plus pourris sur le moment.
Dans Terrace House, il se passe un événement très étrange qui consiste à mettre des fonds sonores musicaux insupportables et à fond, alors que la scène n’est pas finie. La musique, qui n’a alors aucun rapport narratif, il faut bien le dire, recouvre certaines conversations et essaye tant se faire que peut, d’installer une sorte de pression-tension dans le dénouement, mais se traduit malheureusement vite en exaspération…  bon, certains apprécieront peut-être…

LE RAPPORT À L’ALCOOL
Si en France, on prend la peine de cacher les bouteilles tout en précisant (en tout petit en bas de l’écran) que “boire est dangereux pour la santé” et en nous faisant croire que tout le monde boit du jus d’orange… (prenez-nous bien pour des cons, quand-même…) , au Japon les choses se passent à l’extrême opposé.
Boire est une activité sociale à part entière.
De la même manière qu’on vous demanderait si vous jouez au billard, on vous demande : “Est-ce que tu bois ?”, comprendre, de l’alcool, bien évidemment, qui peut aller de la bière au saké en passant par le highball, c’est à dire le cocktail.
C’est d’ailleurs une des toutes premières questions que les habitants de Terrace House se posent quand ils se rencontrent pour la première fois :
– Tu as quel âge ?
– Tu fais quoi dans la vie ? / Quel est ton rêve professionnel ?
– Quel est ton style de mec/meuf ?
– Est-ce que tu bois ?
Qu’il ne faut surtout pas prendre pour un  : “Est-ce que tu es alcoolique ?”, mais juste pour un : “Est-ce que tu pratique l’activité qui consiste à boire des énormes verres de saké tout en parlant de tes sentiments humains ?”
Et la réponse est rarement “non”.
Les commentateurs qui rythment les épisodes à travers leurs interventions ne se cachent pas non plus d’aimer l’alcool et même s’ils ne boivent pas pendant l’émission, ils y font très régulièrement des allusions comme s’ils parlaient de verveine.

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Parce qu’il ne se passe rien (ou pas grand-chose) et que ce rien est ponctué par des commentaires légers et humoristiques qui soulignent régulièrement l’absurdité de ce vide relationnel, Terrace House est aujourd’hui, à mon sens, la meilleure télé-réalité qui soit. On ne nous y donne tellement rien, qu’un événement insignifiant comme “un smack” devient un véritable coup d’éclat, un choc, et nous replonge dans une sorte de naïveté originelle.
Aucune vulgarité (à part la musique, peut-être ?), aucune grossièreté… Terrace House rassemble autour de la simplicité, de la normalité et nous fait découvrir une société contemporaine ou le silence, bien que reposant, peut être aussi fatal. Une société où les sentiments priment sur tout, où le respect passe par la dignité et l’épanouissement par la réussite professionnelle.

On regarde aussi surtout parce que :

1/ ils bouffent tout le temps des plats qui ont l’air trop bon :

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2/ tout le monde est toujours super bien habillé et 3/ on est archi-fan des commentateurs.

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4/ parce que ça donne envie d’aller visiter le Japon.

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5/ parce que : Arman. Le mec le plus peace qui passe à la télévision.

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La prochaine saison se déroulera à Hawaï, on espère qu’Arman sera de la partie… prochainement sur Netflix.

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TOGETHERNESS

Genre : comédie / familie / Hollywood
Pitch : Un couple de jeunes parents qui ne baisent plus, une soeur insouciante et irresponsable, un meilleur ami complexé et pas vraiment épanoui… on met ça dans une tambouille, à Los Angeles “et voilà!”. Si toi aussi tu as 35 ans, choisis le personnage à qui t’identifier.
On regarde parce que : On se laisse prendre dans leurs petits déboires, leurs petits tracas, leurs petits secrets, leurs petits fantasmes, leurs petits émois. Toutes ces petites choses qui n’en font pas une grande série pour autant, mais qui nous rapprochent d’eux, de leurs petits déboires, de leurs petits tracas, de leurs petits…oups, je me répète là.
Quand regarder ? : un jour férié.

ATLANTA

Genre : Comédie / Comédie dramatique
Pitch : Un garçon complètement fauché décide de devenir le manager de son cousin, lequel après avoir été accusé de meurtre, tente de percer dans le rap.
On regarde parce que : Tous les épisodes sont ponctués de blagues et de scènes intelligentes et bien ficelées. Et parce qu’on ne connaissait Donald Glover que dans Community, et qu’on se rend compte seulement maintenant que c’est un bon acteur.
Quand regarder ? : Le lundi soir, comme si c’était un rendez-vous obligé.

EASY

Genre : comédie dramatique, comédie romantique
Pitch : Chaque épisode est différent et présente la vie amoureuse / domestique / sexuelle de personnages (et donc d’acteurs) différents. Les couples se croisent, leurs problèmes aussi.
On regarde parce que : Chaque épisode est comme une pochette surprise. On ne sait pas quel va être le thème, le soucis, le dilemme… C’est Black Mirror qui rencontre Mixology. Les histoires sont simples, voire ordinaires mais dépeignent avec justesse tous les conflits intérieurs que provoque parfois l’amour et/ou plus largement les relations amoureuses.
Quand regarder ? : Quand on est enfin seul(e) à la maison ! En grignotant une petite douceur pour renforcer le cliché package de la comédie romantique.
Pas vraiment certaine de l’intérêt de regarder ça en couple… qui plus est le soir avant de dormir… sauf si les deux parties cherchent réciproquement une excuse valable pour créer une situation embarrassante ou chacun se regardera avec tristesse et pathétisme à la fin de l’épisode.