Jack Whitehall: Travels with my father

Genre : doc-fiction touristique
Pitch : Vous ne connaissez peut-être mais Jack Whitehall est un comédien/présentateur/humoriste anglais très connu au Royaume-Uni. Dans ce projet Netflix, il embarque SON VRAI DADDY, Michael Whitehall (écrivain, agent d’artiste et producteur, toute la puissance et le chic britannique en un seul homme), à travers un trip couvrant la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge.
On regarde parce que : Cette relation père/fils, même si totalement romancée, est aussi bien tordante que touchante. On voyage. Le père veut voir le traditionnel, le luxe tandis que le fils veut s’éclater et vivre local. Un mix parfait pour donner envie de partir un peu en vacances, même avec son vieux.
Seul hic : Pour Jack surtout, c’est que son père est bien plus drôle que lui… et qu’un film versus 6 épisodes de 30 minutes aurait été sans doute plus pertinent, plus joli et plus marquant.
Quand regarder ? : Dans l’avion, voyage long-courrier.

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I’M DYING UP HERE

Genre : Comédie dramatique (au sens littéral : on rit / on pleure.
Pitch : Un groupe de jeunes gens se retrouvent tous les soirs chez Goldie, le comedy-club le plus réputé de la ville. Nous sommes dans les années 70, à Los Angeles, tous rêvent de paillettes, de gloire et surtout, d’être invités à s’assoir sur le canapé du Johnny Carson’s ‘Tonight Show’.
On regarde parce que : On s’attache vraiment aux personnages, à leur humour ou à leur façon de voir le monde, de voir leur vie et de l’utiliser pour briller. Tout un chacun de se retrouver dans leur obsession pour la scène et de la transposer dans sa propre fantaisie. Est-ce qu’il y a quelque chose qui vous fait vraiment vibrer ? Oui ? Et bien faites-le.
Quand regarder ? : Deux épisodes, le soir, avec un digeo, comme si vous étiez dans la cave du Goldy’s, le cigare en moins.

PEOPLE OF EARTH

Genre : comédie interspaciale entre un vaisseau extraterrestre et la planète Terre.
Pitch : un journaliste fait un papier sur un groupe d’allumés qui pensent avoir été enlevés par des extraterrestres. On s’aperçoit très rapidement qu’ils ne sont pas si fous que ça et qu’en vérité personne n’est là par hasard….
On regarde parce que : Voir des extraterrestres qui font les cons, s’embrouillent et s’insultent les trois-quarts du temps, c’est toujours un succès.
Quand regarder ? : Avant de dormir, face à la lune.

THE GOOD FIGHT

Genre : Genre The Good Wife… drama au tribunal.
Pitch : Spin off de Diane Lockhart & Lucca Quinn qui après moult péripéties législativo-légales se retrouvent de nouveau collègues dans un cabinet d’avocats majoritairement afro-américains. Maia Rindell  fraichement diplômée, les rejoint à son tour. Elle est  la filleule de Diane qui la prend sous son aile, et ce bien que son père, comptable du tout Chicago soit accusé d’avoir ruiné la moitié des gros bonnets de la ville, dont Diane, sa meilleure amie….  ( celle-ci pensait se faire une retraite pépère en France… dommage, c’est loupé, la voilà qui rempile).
On regarde parce que : Associer Diane et Lucca était la meilleure idée de spin off possible de The Good Wife. Deux caractères forts qui envoient du pâté et qu’on a envie de voir tout masteriser. Les scénaristes tentent ici de montrer des femmes fortes et solidaires (du moins dans les premiers épisodes) différentes les unes des autres : Diane, aux portes de la retraite, est plus âgée, Lucca est afro-américaine, Maia est homosexuelle (et rousse) – dans leur vie professionnelle, elles connaissent chacune des obstacles en plus de celui d’être une femme. On est alors dans l’affirmation des capacités personnelles, toutes couleurs, préférences sexuelles et âges confondus.
Plus légèrement, si on aime les histoires malignes de coups tordus où le code pénal sert encore à quelque chose… on est servi.
The Good Fight, saison 1, ce sont 10 épisodes bien haletants, bien ficelés et efficaces tant sur le créneau loi, que sur celui de l’amour, business et politique. On ajoute un soupçon d’actualité que l’on saupoudre de quelques problèmes de société et nous voilà maintenant à attendre la suite, sans impatience cependant, mais avec un léger goût de saison trop courte.
Quand regarder ? :  Un épisode par semaine, plutôt le week-end après avoir déjeuné (le créneau de Supercopter, ouais).

Rappel : le white staff de The Good Wife, c’était ça >>

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The cast of the CBS series THE GOOD WIFE airing Sundays (9:00-10:00 PM, ET/PT) on the CBS Television Network. L-R: Christine Baranski as Diane Lockhart, Josh Charles as Will Gardner, Julianna Margulies as Alicia Florrick, Alan Cumming as Eli Gold, Chris Noth as Peter Florrick, Matt Czuchry as Cary Agos, and Archie Panjabi as Kalinda Sharma Photo: Justin Stephens ©2012 CBS Broadcasting Inc. All Rights Reserved.[/caption]

THE MICK

Genre : comédie / famille / déglingue
Pitch : Mackenzie, dite Mickey, est à la ramasse totale. Elle vit comme une clodo et cumule les délits, mais ne saurais mieux apprécier la vie autrement.
Elle est présente à la garden-party de sa soeur super riche quand celle-ci se fait arrêter avec son mari pour une histoire d’extorsion. Mickey hérite de la garde de ses trois nièce/neveux hautement privilégiés car leur parents sont maintenant… en fuite.
On regarde parce que : Kaitlin Olson semble réussir le travail d’évolution de son personnage dans “It’s Always Sunny in Philadelphia”. Complètement tarée, on espère qu’elle bravera les limites du raisonnable comme elle sait si bien le faire.
Quand regarder ? : Ça vient juste de commencer, alors disons tous les mardis soirs à chaque nouvelle sortie.

POUR QUI LES GALLAGHER ONT-ILS VOTÉ ?

Trump est, paraît-il, le candidat White Trash par excellence.Quand on me dit white trash, je pense forcément aux Gallagher de la série Shameless (USA). Certes, ils vivent à New City, un quartier communautaire de Chicago, et l’Illinois a donné sa voix à Hillary. Mais, au sein de cette famille, la diversité (comportementale, surtout) est maîtresse de tous les actes…
La saison 7 a récemment repris et force est de constater que l’on fait, à présent, partie de la famille.
Aussi embarrassants qu’attachants, les Gallaghers, leurs voisins, leurs ennemis, leurs fans…

Fiona, la grande soeur qui porte sa famille à bout de bras et quand bien même sur ce bras il y a déjà un mec, une clope, une machine à laver qu’il faut réparer et 3 ans de factures.
Impossible qu’elle ait voté pour Trump. C’est une femme forte, décidée, indépendante qui croit en l’égalité et qui ne perd pas espoir quant à sa propre réussite (même si clairement, toutes les chances ne sont pas de son côté).

 

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Ian, le frère gay, roux et bipolaire (aucune corrélation).
Ian, se découvre un peu plus de jour en jour et devient de plus en plus engagé.
Il a forcément voté Hillary. Non pas qu’il cautionne son look, mais depuis qu’il fréquente un transsexuel, il pense noeud pap’, alliance et pièce montée… comme un âne :).

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Lip, le frère “it’s complicated” de la famille. Mi-surdoué brillantissime, mi poivrot désespéré… Il aurait volontiers été voté pour Hillary, sauf qu’entre ses réunions AA, ses parties de jambes en l’air et ses fraudes informatiques de bourrin, bah il a oublié d’aller au bureau de vote.

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Svetlana, l’ex prostituée mariée à la voisine. Elle est russe, elle baise avec Poutine en fond sonore sur la télé, et elle fait les comptes du foyer Fisher-Ball… Quand elle lit “Trump”, elle imagine les baisses d’impôts excessives qu’il a jurées à tout le monde et cela lui suffit amplement. Elle n’a pas le temps de valider ou non les autres propositions et d’ailleurs, est-ce qu’elle a le droit de voter ?

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“On a été obligés…”, diraient réciproquement Kev et V, si on leur demandaient.
Véronica a beau être une femme, noire, vivant en ménage à trois avec son mec, mariée à une autre femme, mère de deux enfants métisses… Aucune chance qu’elle ait voté Hillary si Svetlana était dans les parages. La Russe fait ce qu’elle veut du couple qui lui obéissent chacun au doigt et à la teuch (pardon, mais c’est vrai).


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Frank, le patriarche recherché par toutes les associations à l’enfance. L’alcoolo de service qui vole ses propres enfants, leur fait faire le trottoir, la manche, quand il ne sabote pas leur mariage. Frank n’a aucun intérêt à voter Républicain, il a besoin du soutien culpabilisant des Démocrates. Alors, il aurait dû voter Hillary, me direz-vous ? Pas si simple. Parce que Frank est le roi de la magouille, et même quand il n’y a rien à gagner, il imagine une ruse foireuse pour se faire du fric ou repartir avec quelque chose. Pour cette élection, tout laisse présager, qu’il est passé par les urnes plusieurs fois. Ils distribuaient peut-être des porte-clefs et il aura vu là, le début d’un business prolifique à faire sur ebay… (de fait, son vote ne compte pas, et il est en garde-à-vue).

S’ILS AVAIENT PU VOTER…

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Debbie… Qu’est-ce qu’on va faire d’elle ? L’ado qui sombre dans toute sa puissance. La plus white trash du clan. La plus imprévisible.
Engrossée à 15 ans, elle aurait bien voulu que l’avortement soit interdit par la loi, ainsi sa soeur ne lui aurait pas pris la tête pour qu’elle aille à la clinique. Aujourd’hui, elle paye son choix d’être fille-mère en étant obligée de participer financièrement à la vie de famille et force est de constater que Debbie ne sait rien faire. Il ne lui manque plus qu’un flingue, pour qu’elle fasse les gros titres.

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Carl, ado dealer, fournisseur d’armes, ex-détenu aurait eu tout intérêt à voter Trump qu’il voyait, dans un premier temps, comme un modèle de réussite. Cependant, arrivé au bureau de vote, se retrouvant dans l’intimité de l’isoloir, il a changé d’avis et a voté Hillary. Pourquoi ?
Parce que ce garçon est le seul espoir qui nous reste dans cette série.

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