« PARIS ETC. », une histoire à suivre…

Genre : Comédie dramatique à la française.

Pitch : Série chorale où les vies de 5 Parisiennes très différentes se chevauchent, se rejoignent, se croisent.

On regarde parce que … : Déjà parce que Zabou Breitman, une incarnation de l’intelligence, une beauté, un jeu parfait, un style, une présence, un oeil qui fait rire, l’autre qui fait pleurer, bref, à mon sens, une perfection de le comedia en France.
Ensuite on regarde parce que toutes les autres tiennent aussi bien la route et s’infiltrent merveilleusement dans la peau de leur personnages. Le plus réussi (à mon goût) étant l’écriture et le jeu : les nuances de chaque caractère sont criantes de vérité. Ainsi a-t-on une magnifique Marianne, interprétée par Valeria Bruni-Tedeschi qui se pense sincèrement généreuse alors qu’elle est, en réalité, un monstre d’auto-suffisance. Naidra Ayadi, c’est Nora, et elle ne comprend pas que son mari la contredise tout le temps, sans s’apercevoir qu’il le fait généralement pour les bonnes raisons… Anaïs Demoustier joue Mathilde et puise une intelligence et un instinct de survie éclairé et éclairant alors que la vie s’épuise à lui faire des coups de pute. Quant à la benjamine du groupe, Allison, interprétée par Lou Roy Lecollinet, elle est la parfaite représentation de la figure post-ado qui entre dans l’âge adulte sans en avoir les bases et-ou les règles et réussi à faire passer son égoïsme pour de l’ingénuité.
Cette série, à l’inverse d’autres, n’est pas tendre avec les femmes et ne prend pas, par défaut, leur parti ni leur défense. Il y a tellement de choses qu’elles ont mal fait, qu’elles continuent de détruire…  Aujourd’hui, elles payent le prix fort. Avec un peu d’aide, un peu d’amour, un peu de vérité, et tout en acceptant leur maladresse, leur histoire et leurs réelles priorités, elles vont tout faire pour essayer de rattraper la route dont elles se sont éloignées.

Quand regarder ? : Je ne sais pas quand, mais seul(e). Juste pour que personne ne soit dans les environs quand vous vous rendrez compte à quel point vous partagez les mêmes défauts que tous ces personnages…

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THE GUEST BOOK

Genre : comédie farfelue, histoires abracadabrantes.
Pitch :  Une maison-cabane d’hôtes à louer dans une bourgade perdue proche de la forêt et des locataires qui s’enchainent au fur et à mesure des épisodes en racontant leurs aventures dans le Guest Book du chalet.
On regarde parce que :
1. La construction du scénario est intéressante : une histoire différente à chaque épisode, mais sur le même lieu, permettant à quelques personnages centraux de rester au coeur des péripéties.
2. Un casting « guest » à chaque fournée. On attend alors chaque épisode en se demandant qui va jouer dedans.
3. Parce que les histoires sont divertissantes, assez absurdes et assez courtes pour que ce ne soit pas rasoir.
Quand regarder ? : Dans son cabanon d’été quand il pleut.

« Moonbeam City » : si on ne connaît pas, c’est qu’il doit y avoir un problème…

Quand Nicky Larson copule avec Kavinsky et que leur enfant commun copule avec tout le cast de Miami Vice tout en ayant, préalablement, chopé la mono d’Archer.

Genre : Animation policier aventure de l’amour du risque
Pitch : Pfiouuuu, euh…. beaucoup de lasers et de coups de feu dans tous les sens.
On regarde parce que : Parce que Will Forte, assurément. On a grandi et on a dû dire bye-bye à Nicky Larson alors qu’on était encore amoureux(se) de lui, c’est presque l’occasion de le retrouver.
Le seul hic ? : Bon, bah désolée, mais c’est vraiment pas drôle.
Quand regarder ? : En boîte de nuit, quand la soirée est pourrie, qu’on voudrait bien partir mais que les autres veulent rester parce que « Attends, on prend des shots ! ». Voilà.

« ÉPISODES » : 2 ans d’attente… pour que dalle

Il y a 6 ans, je suis tombée sous le charme. J’ai même changé ma sonnerie de téléphone pour avoir la même que Matt Leblanc dans la série.

J’ai suivi chaque épisode avec amour, chaque saison avec passion, en totale admiration devant ce crew d’auteurs/comédiens/producteurs/directeurs de chaîne qui me semblaient vivre leur rêve hollywoodien à la perfection (avec son lot de tromperies, de trahisons etc., bien évidemment).
Quand la série s’est momentanément arrêtée en 2015, j’étais dévastée. On nous annonçait la reprise pour le printemps 2016, puis pour fin 2016, ensuite début 2017, pour finalement nous assurer que le trio reviendrait pour sûr, cet été 2017. J’ai attendu 2 ans !
La logique d’engrenage et d’embrigadement des séries auraient voulu que je ne reprenne jamais. En 2 ans, j’ai carrément le temps de commencer 24 nouvelles séries et de potentiellement les suivre assidument.
J’ai bravé la méthode et ai tout de même lancé l’épisode 1 de la saison 5.

Quelque chose m’a alors chiffonnée, oui, « chiffonnée ».
On retrouvait tout : les personnages un peu clichés, leurs looks nuls, leurs problèmes de stars, ça (!), il n’y avait pas erreur sur la marchandise ! Mais alors tout d’un coup, le vrai souci me sauta aux yeux : depuis 6 ans, rien n’avait bougé. Les héros en étaient toujours au même point ! Ils n’avaient marqué aucune évolution ! Comme si finalement, cette (ultime) saison était en réalité, le teaser de la saison 1.

Par principe je vais regarder le reste des épisodes à venir, mais j’ai peur que le constat soit sans appel :

« Voici une série qui nous donné des ÉPISODES, en oubliant de nous partager une HISTOIRE. »

LOULOU

Genre : comédie de la vie de tous les jours, celle où tu broies du noir mais où tu veux quand même rejoindre tes potes au café pour boire un coup.
Durée de chaque épisode : 6 minutes
Pitch : Loulou apprend qu’elle est enceinte. Entourée de ses trois meilleurs amis et de son mec, elle passe par toutes les phases.
On regarde parce que :
1. On se reconnait dans tous les personnages et la plupart des situations, dès les premières minutes.
2. Parce que Loulou n’est pas un stéréotype de Parisienne validée par Vogue.
3. Parce que c’est super bien écrit et qu’on s’esclaffe régulièrement (ne loupez pas l’épisode intitulé « Loïc », c’est une merveille).
Quand regarder ? : En une fois, avec son mec et ses trois meilleurs amis, tout en mangeant des tacos (hé, pourquoi pas ?).

Jack Whitehall: Travels with my father

Genre : doc-fiction touristique
Pitch : Vous ne connaissez peut-être mais Jack Whitehall est un comédien/présentateur/humoriste anglais très connu au Royaume-Uni. Dans ce projet Netflix, il embarque SON VRAI DADDY, Michael Whitehall (écrivain, agent d’artiste et producteur, toute la puissance et le chic britannique en un seul homme), à travers un trip couvrant la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge.
On regarde parce que : Cette relation père/fils, même si totalement romancée, est aussi bien tordante que touchante. On voyage. Le père veut voir le traditionnel, le luxe tandis que le fils veut s’éclater et vivre local. Un mix parfait pour donner envie de partir un peu en vacances, même avec son vieux.
Seul hic : Pour Jack surtout, c’est que son père est bien plus drôle que lui… et qu’un film versus 6 épisodes de 30 minutes aurait été sans doute plus pertinent, plus joli et plus marquant.
Quand regarder ? : Dans l’avion, voyage long-courrier.

THE ORVILLE

Genre : Comédie à tendance parodique de l’espace.
Pitch : 25ème siècle. La Terre fait partie de l’Union Planétaire. Un équipage multi-culturel collabore à bord de l’Orville, un vaisseau tout à fait moyen, loin d’être prestigieux, mais à bord duquel chacun veut/doit faire ses preuves, que ce soit pour des raisons professionnelles, personnelles ou intersidérales.
On regarde parce que : Les références sont là et il est toujours amusant de les percer à jour. Les personnages tentent d’être modernes tout en restant coincés malgré eux dans leurs carcans cintrés et même si la série commence doucement en terme d’hilarité, on ne peut s’empêcher de sentir la puissance comique qui va bientôt émerger… N’oublions pas que la série est le bébé de Seth MacFarlane (au milieu de la photo), déjà fier papa de “American Dad”.
Quand regarder ? : Le dimanche aprèm avec les gosses.