GHOSTED

Genre : Comédie S-F, Men in presque black

Pitch : Un prof/chercheur croise la route d’un ancien flic. Tous les deux sont embauchés par le « FBI du paranormal » pour venir à bout d’enquêtes très chelou.

On regarde parce que… : Adam Scott, que je trouve généralement très moyen, performe complètement pour une fois. Il est soutenu par un Craig Robinson très en forme dont les seuls regards suffisent parfois à vous faire  pouffer bêtement de rire. Les histoires fantastiques ne sont pas dignes d’un Rick & Morty, ni d’un Futurama, mais les scenarii s’en sortent malgré tout et chaque épisode passe à une vitesse folle.

Quand regarder ? : Tous les lundis soir après la soupe.

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Accro à The Guest Book et à ses « para-héros »

Tout d’abord : « Merci TBS de reconduire la série pour une seconde saison. » Aujourd’hui il y a tellement de séries qui sortent à la pelle qu’il n’ait pas rare qu’un show prometteur soit stoppé net en plein vol sans avoir eu vraiment le temps de s’exprimer. Et puis il y a aussi des aberrations, des chefs d’oeuvres qui disparaissent du jour au lendemain sans jamais plus donner signe de vie (oui, c’est à toi que je pense Bored to Death…).

Bref, si vous êtes passé à côté, allez-y en fermant les yeux et foncez.

The Guest Book fait partie des séries où, plus les épisodes passent et plus l’histoire devient intéressante. Les personnages s’épaississent progressivement et les surprises s’amoncellent sans que cela pue l’écriture stressée de produire quelque chose de nouveau et d’original.

L’idée de départ est très bonne, simple, efficace, mais elle peut aussi rebuter car les personnages principaux de chaque épisode disparaissent une fois que l’épisode est fini… C’est alors qu’apparaissent, du fond de l’écran vers le premier plan, les personnages secondaires qui deviennent, EUX, les vrais héros ! Ce ne sont pas pour autant des anti-héros, ou des faire-valoir narratifs :  ce sont des para-héros !
Il faut attendre plusieurs épisodes avant de vraiment s’attacher à ces co-persos, mais indéniablement et petit à petit, ils deviennent incontournables et primordiaux. Et alors je me demande : est-ce qu’à force de procéder ainsi les histoires et les personnages principaux de chaque épisode ne vont pas devenir obligatoirement rasoir, versus le fil rouge imposé par les para-héros ? Une toile de fond qui se picore miette par miette, toutes les semaines  et qui peut-être finira par voler la vedette à tous les super guests qui se succèdent à chaque nouvelle édition ?
Pour l’instant, cela reste un délice ; la saison s’est terminée le 28 septembre avec l’épisode 10. Je suis tellement triste que ce soit fini que je n’arrive pas à le regarder. Vous savez, comme quand vous êtes sur le point de tourner les dernières pages d’un bon livre. C’est terrible.

LOVE YOU MORE

Genre : Comédie dramatique

Pitch : Karen est une femme qui s’en sort, enfin qui essaye. La journée, elle travaille dans une maison pour jeunes trisomiques, le soir, elle fréquente les bars à la recherche de quelqu’un qui l’aimera ou la baisera selon son humeur.

On regarde parce que : Karen n’est en rien « typique ». Sa vision de la vie et de la féminité est intéressante car elle ne se laisse jamais dépasser, ni par les gens, ni par les normes, et encore moins par elle-même. Elle est responsable et tout à la fois dévergondée. Excentrique mais pour autant psychologue et compréhensive. Un personnage forgé dans une bassine de non-clichés qui génère alors des situations cocasses, loufoques et à la fois criantes de vérités et de « possible ». Amazon n’a mis en ligne qu’un épisode pour l’instant, mais ce début d’histoire ne laisse pas indifférent : on en veut more.

Quand regarder ? : Le premier épisode montre une scène de sexe assez inattendue… Je vous conseille donc de le regarder au bureau, à l’heure du dej’ et de vous délecter du regard abasourdi de vos collègues.

TOP 5 des personnages les plus stylés

1 – Sterling Archer, from Archer


Quoi qu’il puisse arriver dans les aventures d’Archer, ses ensembles restent toujours impeccables.

2 – Carol Pilbasian, from The Last Man on Earth


Le monde n’existe quasiment plus, pourtant Carol trouve toujours de quoi s’habiller comme si elle était l’égérie de Man Repeller.

3 – Virginia, from Claws

C’est l’incarnation de la vulgarité et pourtant on aimerait toutes avoir son swag (ça se dit encore « swag » ? )
 

4 – Tracey Gordon, from Chewing-Gum

On ne porte jamais trop de rose fuchia, l’univers lui-même est demandeur, surtout à London. 

5 – Cameron Tucker, from Modern Family


Une belle leçon de self-estime que Cameron nous fournit là… pour porter des chemises à revers aussi dégueulasses, il faut forcément avoir une grande personnalité. 

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Exit les 60’s , 70’s, 80’s & 90’s qui feraient gagner trop facilement :

Phoebbe Buffet, from Friends


Samantha Micelli, from Who’s the Boss? (« Madame est servie »)

Jazz, from The Fresh Prince of Bel-Air (« Le Prince de Bel-Air »),

John Steed et Emma Peel, from The Avengers (« Chapeau melon et bottes de cuir »)

 

« PARIS ETC. », une histoire à suivre…

Genre : Comédie dramatique à la française.

Pitch : Série chorale où les vies de 5 Parisiennes très différentes se chevauchent, se rejoignent, se croisent.

On regarde parce que … : Déjà parce que Zabou Breitman, une incarnation de l’intelligence, une beauté, un jeu parfait, un style, une présence, un oeil qui fait rire, l’autre qui fait pleurer, bref, à mon sens, une perfection de le comedia en France.
Ensuite on regarde parce que toutes les autres tiennent aussi bien la route et s’infiltrent merveilleusement dans la peau de leur personnages. Le plus réussi (à mon goût) étant l’écriture et le jeu : les nuances de chaque caractère sont criantes de vérité. Ainsi a-t-on une magnifique Marianne, interprétée par Valeria Bruni-Tedeschi qui se pense sincèrement généreuse alors qu’elle est, en réalité, un monstre d’auto-suffisance. Naidra Ayadi, c’est Nora, et elle ne comprend pas que son mari la contredise tout le temps, sans s’apercevoir qu’il le fait généralement pour les bonnes raisons… Anaïs Demoustier joue Mathilde et puise une intelligence et un instinct de survie éclairé et éclairant alors que la vie s’épuise à lui faire des coups de pute. Quant à la benjamine du groupe, Allison, interprétée par Lou Roy Lecollinet, elle est la parfaite représentation de la figure post-ado qui entre dans l’âge adulte sans en avoir les bases et-ou les règles et réussi à faire passer son égoïsme pour de l’ingénuité.
Cette série, à l’inverse d’autres, n’est pas tendre avec les femmes et ne prend pas, par défaut, leur parti ni leur défense. Il y a tellement de choses qu’elles ont mal fait, qu’elles continuent de détruire…  Aujourd’hui, elles payent le prix fort. Avec un peu d’aide, un peu d’amour, un peu de vérité, et tout en acceptant leur maladresse, leur histoire et leurs réelles priorités, elles vont tout faire pour essayer de rattraper la route dont elles se sont éloignées.

Quand regarder ? : Je ne sais pas quand, mais seul(e). Juste pour que personne ne soit dans les environs quand vous vous rendrez compte à quel point vous partagez les mêmes défauts que tous ces personnages…

THE GUEST BOOK

Genre : comédie farfelue, histoires abracadabrantes.
Pitch :  Une maison-cabane d’hôtes à louer dans une bourgade perdue proche de la forêt et des locataires qui s’enchainent au fur et à mesure des épisodes en racontant leurs aventures dans le Guest Book du chalet.
On regarde parce que :
1. La construction du scénario est intéressante : une histoire différente à chaque épisode, mais sur le même lieu, permettant à quelques personnages centraux de rester au coeur des péripéties.
2. Un casting « guest » à chaque fournée. On attend alors chaque épisode en se demandant qui va jouer dedans.
3. Parce que les histoires sont divertissantes, assez absurdes et assez courtes pour que ce ne soit pas rasoir.
Quand regarder ? : Dans son cabanon d’été quand il pleut.

« Moonbeam City » : si on ne connaît pas, c’est qu’il doit y avoir un problème…

Quand Nicky Larson copule avec Kavinsky et que leur enfant commun copule avec tout le cast de Miami Vice tout en ayant, préalablement, chopé la mono d’Archer.

Genre : Animation policier aventure de l’amour du risque
Pitch : Pfiouuuu, euh…. beaucoup de lasers et de coups de feu dans tous les sens.
On regarde parce que : Parce que Will Forte, assurément. On a grandi et on a dû dire bye-bye à Nicky Larson alors qu’on était encore amoureux(se) de lui, c’est presque l’occasion de le retrouver.
Le seul hic ? : Bon, bah désolée, mais c’est vraiment pas drôle.
Quand regarder ? : En boîte de nuit, quand la soirée est pourrie, qu’on voudrait bien partir mais que les autres veulent rester parce que « Attends, on prend des shots ! ». Voilà.