LOVESICK, moi aussi j’en suis malade…

… mais pas forcément dans le bon sens du terme.
À quoi sert cette nouvelle saison ? Je me le demande…  À finir en beauté ?
Alors quoi, ce serait ça la fin ? Un épilogue attendu, tout ce qu’il y a de plus gnan-gnan ? Non pas que la série soit des plus avant-gardiste et nous évoque l’amour comme une poète des temps modernes, mais honnêtement, n’a-t-on pas le droit d’en demander davantage ? À l’heure ou les relations hommes/femmes sont en potentiel pleine redistribution, où les genres fleurissent, où les sexualités se nuancent, méritait-on vraiment une conclusion aussi nauséeuse ?
Je ne veux pas spoiler la fin, ni le déroulé de cette saison, à chacun de se faire son opinion. Je trouve cependant que ce qui commençait sympathiquement est devenu hyper fleur-bleue en l’espace d’une saison. Moins drôle. Moins pertinent et pas étonnant pour un sou.
À mon sens, Lovesick ne mérite même pas une saison 4, et pourtant il lui en faudrait bien une pour se rattraper… Pour l’instant Netflix n’a pas annoncé la mise en production de la suite… ils doivent sûrement être en train de peser le pour et le contre.

Publicités

THE END OF THE F***ING WORLD

Genre : Deep-Teen-Thriller à l’anglaise

Pitch : Un ado pense qu’il est psychopathe et projète de tuer son amie, quand celle-ci décide de fuguer et de l’emmener avec elle.

On regarde parce que : Ils sont tellement mignons ! Ça nous rappelle tant d’émotions adolescentes, pulsions de meurtres comprises. Ah les hormones… Le truc avec ces deux-là, c’est qu’ils sont vraiment marrants. Lui est super coinços, introverti et ne demande qu’à être ébloui par la vie ; elle est cynique, morveuse avec un bon gros classique daddy issue. Le tout est savoureux, drôle, joli et assez lent pour qu’on prenne un peu le temps de les kiffer, tous les deux, à leur juste valeur…

Quand regarder ? : 2 épisodes, le samedi après-midi, vers 17h00, quand il fait un peu gris-pluvieux, avec une tasse de Earl Grey, des scones à la myrtille et un T-shirt à l’effigie de The Clash.

Roseanne revient le 27 mars 2018 sur ABC ?

Beaucoup de gens ne se souviennent pas. Moi-même je n’ai plus toutes les informations en tête.

Je me rappelle cette femme, son petit rire pas toujours très sympathique, son air de prendre tout le monde pour un con fini, hormis son mari, interprété par John Goodman.

Lui, je me souviens qu’il était gentil, rassurant, pas toujours de bons conseils en ce qui concernait les fringues, mais sympa, conciliant et compréhensif.

Et puis il y avait les gosses. Ils étaient trois.  Au milieu il y avait elle :



Sara Gilbert…

…et quand je l’ai vu pour la première fois dans The Big Bang Theory, j’ai crié :

« MAIS C’EST LA FILLE DE ROSEANNE !!!! »

Le reste… je ne me souviens plus bien. Ah si ! Je regardais ce programme. Je le regardais et je l’aimais vraiment bien !

La saison 10 reprendrait donc vraisemblablement le 27 mars prochain, pour 8 épisodes. Le cast original est réuni et abordera des thèmes brûlants de société. Info à prendre avec des pincettes car depuis plusieurs semaines les vidéos prédisant le retour des Conners semblent toutes s’effacer de la toile… Coïncidence ? Je ne crois pas.

GHOSTED

Genre : Comédie S-F, Men in presque black

Pitch : Un prof/chercheur croise la route d’un ancien flic. Tous les deux sont embauchés par le « FBI du paranormal » pour venir à bout d’enquêtes très chelou.

On regarde parce que… : Adam Scott, que je trouve généralement très moyen, performe complètement pour une fois. Il est soutenu par un Craig Robinson très en forme dont les seuls regards suffisent parfois à vous faire  pouffer bêtement de rire. Les histoires fantastiques ne sont pas dignes d’un Rick & Morty, ni d’un Futurama, mais les scenarii s’en sortent malgré tout et chaque épisode passe à une vitesse folle.

Quand regarder ? : Tous les lundis soir après la soupe.

Accro à The Guest Book et à ses « para-héros »

Tout d’abord : « Merci TBS de reconduire la série pour une seconde saison. » Aujourd’hui il y a tellement de séries qui sortent à la pelle qu’il n’ait pas rare qu’un show prometteur soit stoppé net en plein vol sans avoir eu vraiment le temps de s’exprimer. Et puis il y a aussi des aberrations, des chefs d’oeuvres qui disparaissent du jour au lendemain sans jamais plus donner signe de vie (oui, c’est à toi que je pense Bored to Death…).

Bref, si vous êtes passé à côté, allez-y en fermant les yeux et foncez.

The Guest Book fait partie des séries où, plus les épisodes passent et plus l’histoire devient intéressante. Les personnages s’épaississent progressivement et les surprises s’amoncellent sans que cela pue l’écriture stressée de produire quelque chose de nouveau et d’original.

L’idée de départ est très bonne, simple, efficace, mais elle peut aussi rebuter car les personnages principaux de chaque épisode disparaissent une fois que l’épisode est fini… C’est alors qu’apparaissent, du fond de l’écran vers le premier plan, les personnages secondaires qui deviennent, EUX, les vrais héros ! Ce ne sont pas pour autant des anti-héros, ou des faire-valoir narratifs :  ce sont des para-héros !
Il faut attendre plusieurs épisodes avant de vraiment s’attacher à ces co-persos, mais indéniablement et petit à petit, ils deviennent incontournables et primordiaux. Et alors je me demande : est-ce qu’à force de procéder ainsi les histoires et les personnages principaux de chaque épisode ne vont pas devenir obligatoirement rasoir, versus le fil rouge imposé par les para-héros ? Une toile de fond qui se picore miette par miette, toutes les semaines  et qui peut-être finira par voler la vedette à tous les super guests qui se succèdent à chaque nouvelle édition ?
Pour l’instant, cela reste un délice ; la saison s’est terminée le 28 septembre avec l’épisode 10. Je suis tellement triste que ce soit fini que je n’arrive pas à le regarder. Vous savez, comme quand vous êtes sur le point de tourner les dernières pages d’un bon livre. C’est terrible.

LOVE YOU MORE

Genre : Comédie dramatique

Pitch : Karen est une femme qui s’en sort, enfin qui essaye. La journée, elle travaille dans une maison pour jeunes trisomiques, le soir, elle fréquente les bars à la recherche de quelqu’un qui l’aimera ou la baisera selon son humeur.

On regarde parce que : Karen n’est en rien « typique ». Sa vision de la vie et de la féminité est intéressante car elle ne se laisse jamais dépasser, ni par les gens, ni par les normes, et encore moins par elle-même. Elle est responsable et tout à la fois dévergondée. Excentrique mais pour autant psychologue et compréhensive. Un personnage forgé dans une bassine de non-clichés qui génère alors des situations cocasses, loufoques et à la fois criantes de vérités et de « possible ». Amazon n’a mis en ligne qu’un épisode pour l’instant, mais ce début d’histoire ne laisse pas indifférent : on en veut more.

Quand regarder ? : Le premier épisode montre une scène de sexe assez inattendue… Je vous conseille donc de le regarder au bureau, à l’heure du dej’ et de vous délecter du regard abasourdi de vos collègues.

TOP 5 des personnages les plus stylés

1 – Sterling Archer, from Archer


Quoi qu’il puisse arriver dans les aventures d’Archer, ses ensembles restent toujours impeccables.

2 – Carol Pilbasian, from The Last Man on Earth


Le monde n’existe quasiment plus, pourtant Carol trouve toujours de quoi s’habiller comme si elle était l’égérie de Man Repeller.

3 – Virginia, from Claws

C’est l’incarnation de la vulgarité et pourtant on aimerait toutes avoir son swag (ça se dit encore « swag » ? )
 

4 – Tracey Gordon, from Chewing-Gum

On ne porte jamais trop de rose fuchia, l’univers lui-même est demandeur, surtout à London. 

5 – Cameron Tucker, from Modern Family


Une belle leçon de self-estime que Cameron nous fournit là… pour porter des chemises à revers aussi dégueulasses, il faut forcément avoir une grande personnalité. 

———————————————————-

Exit les 60’s , 70’s, 80’s & 90’s qui feraient gagner trop facilement :

Phoebbe Buffet, from Friends


Samantha Micelli, from Who’s the Boss? (« Madame est servie »)

Jazz, from The Fresh Prince of Bel-Air (« Le Prince de Bel-Air »),

John Steed et Emma Peel, from The Avengers (« Chapeau melon et bottes de cuir »)