Pourquoi la saison 3 de « MOZART IN THE JUNGLE » est irrésistible ?

8 épisodes X 25 minutes environ, soit presque 4 heures de bonheur intégral… que je m’étais gardée au chaud pour mon prochain voyage moyen courrier et qui n’a malheureusement pas échappé à un samedi matin n’inspirant rien d’autre que de rester au lit.
Et comme on finit le gâteau pour ne pas gâcher, je me suis engloutie les 8 parts, comprendre les 8 épisodes, en une seule bouchée (matinée) qui est, du reste, passée beaucoup trop vite (comme quand c’est trop bon, oui) et qui n’a laissé derrière elle que le vide d’un week-end froid et pauvre en rebondissements.

Petit rappel pour ceux qui ont loupé la saison 1 &2 (sans spoiler quoique que ce soit. Si vous connaissez la série, merci de vous rendre au chapitre suivant).
Genre : comédie, musique classique, New York
Pitch : Une jeune hautboïste (qui joue du hautbois, donc) intègre l’Orchestre Symphonique de New York au même moment où son Maestro attitré depuis des années laisse sa place à un maestro beaucoup plus… moderne ? Hummm… sauvage, interprété par Gael García Bernal.
On regarde parce que : la série est développée par (entre autres) Roman Coppola, Jason Schwartzman et que c’est un mix parfait entre Girls, Sex and the City et Tous les matins du monde.
Quand regarder ? : dans l’avion pour avoir l’impression que le vol est agréable.

Pourquoi cette saison est irrésistible ?
Peut-être à cause…

… d’une Monica Bellucci dans le rôle de la diva sur le retour, bravant le « c’est trop dur de faire semblant de chanter », qui excelle dans ce rôle de folle-dingue, à un tel point qu’à un moment, on la confondrait presque avec Isabelle Adjani…

… d’une Monica Bellucci (enfin de son personnage), La Fiamma, qui réalise, sur la personne de Rodrigo, le fantasme capillaire ultime de tous les fans de la série (je n’en dis pas plus, il faut regarder).

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… de Venise, où se déroule la majeure partie de la saison. C’est fou, à force de voir Venise dans des films ou des séries, j’ai presque l’impression de connaître.

… de Lola Kirke, qui prouve une bonne fois pour toute qu’on peut être une jolie fille et pourtant très mal porter la frange. (Ça ne va pas à tout le monde, c’est un fait.)

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Parce qu’une saison devient géniale quand un épisode est atypique et souligne la volonté des producteurs d’être modernes, décalés, expérimentaux (« cool », oui voilà). Et cette saison devient fantastique quand Roman Coppola s’empare de la caméra et dirige Jason Schwartzman, de retour à travers son personnage de reporter enquiquinant :
L’épisode se déroule dans l’enceinte d’une prison où l’Orchestre est venu faire une représentation unique en présentant la musique d’Olivier Messiaen aux détenus.  C’est un véritable hommage à Messiean, aux instruments, aux musiciens et à l’harmonie particulière qui les anime et qui rappelle à quel point la musique est une véritable gamette de l’intimité qui se vit différemment chez chacun, ce qui en fait un art puissant.

… mais c’est aussi peut-être à cause de Gael García Bernal, dont le personnage, le Maestro Ricardo De Souza, incarne tout ce que l’on déteste et tout ce qui nous fait fondre en même temps. Un caractère excentrique, égoïste, obnubilé par l’idée de la musica  comme quelque chose plus puissant que tout. Le surexcité insupportable qui place « l’artiste » au dessus des autres, au dessus de l’amitié, au dessus de l’amour et à qui l’on souhaite, pourtant, d’être heureux et de trouver la paix intérieure.

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