« GIRLS » : cet été, moi aussi, je montrerai ma choune au Soleil

C’est sûr, il y a de la nudité et ça ne plaît pas à tout le monde.
Dans les séries, on a l’habitude de voir un bout de téton par-ci, un bout de mini-cul par là, mais il est clair que le premier épisode (All I Ever Wanted) de la saison 6 de Girls (qui vient donc juste de reprendre), est plutôt du genre nudiste et assumé.

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Ouais, vous pouvez vous marrer.

Dans une séquence, on voit Hannah, l’alter-ego de Lena Dunham, se poser sur un fauteuil de jardin, face au soleil et dégager le bas de son maillot de bain pour afficher sa cocotte à l’air, vitamine D dans l’axe.
Elle est seule face à la mer, et a priori personne en vis-à-vis. (photo de couverture)
Cette séquence fait écho à une scène un peu plus tôt dans l’épisode, où Hannah fait référence à Shailene Woodley, qui aurait dit que laisser entrer les rayons du soleil dans sa choute la rendait belle et lumineuse.
PAS LA CHIRURGIE ! LE SOLEIL.
Peut-être que ça rend libre aussi et que c’est ce qu’à toujours voulu nous dire cette chanson : Laissez laissez entrer le soleil ! 

Je vois alors cette image dans mon Instagram Stories…

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REALLY necessary ?

… et je me pose, moi-aussi, la question : est-ce que Lena Dunham avait besoin de nous montrer sa teuch pour donner le ton ?

Je me dis alors : mais à part elle, qui fait ça ?

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Voilà, exactement.

Elle a choisi de montrer le corps tel qu’il est vraiment. Et c’est d’ailleurs ce qu’elle répond à son prof de surf, quand après avoir couché avec elle, il lui fait remarquer qu’elle a beaucoup de poils sur le pubis (pubis, le mot en lancé) :

« Je te signale que c’est à ça que les femmes adultes ressemblent quand elles ont décidé d’utiliser leurs poils pubiens —comme l’a voulu le Seigneur, ou peut-importe— pour protéger leur sexe. »

Et c’est un bon reminder, versus Jessa (Jemina Kirke) qui, quelques scènes plus tôt, affiche indolemment son ticket de métro.

Dans cet épisode, on voit Dunham sous toutes les coutures et il est clair qu’aucun tatouage ne peut nous avoir échapper.
Exit les corps (qu’on pense) parfaits, exit le soutien-gorge qu’on garde pour faire l’amour (vous avez remarqué ça dans les autres série ? Ces filles qui gardent leur soutif comme si le sexe n’était qu’une histoire de va-et-vient pénétrant et qu’il n’allait, de toute façon, rien se passer dans la néné-zone ?), exit les « je m’enroule dans le drap pour sortir du lit comme si c’était le meilleur moyen de garder ma dignité ».
Non, ici  : « C’est à ça que les femmes ressemblent! »

D’aucuns diront que la nudité peut être suggérée et qu’elle en est d’autant plus sexy. Mais Hannah n’est pas un personnage « sexy ». Elle essaye d’être un personnage « vrai ». Dans sa quête de vérité elle est obligée d’être le plus pure possible, de n’avoir aucune pudeur, comme un enfant à qui l’on demande de se changer, elle se dévêtit le plus naturellement possible, sans même comprendre que le regard de la société lui interdit. Ainsi, quand elle se trompe de combinaison de surf à la plage et qu’une fille le lui fait remarquer, elle commence à l’enlever devant tout le monde sans gênes, sans empathie bien pensante. (Car finalement, tout le monde est quand même au 3/4 à poil à la plage…)

Sur cette chaise, face au soleil, affalée, elle n’est pourtant pas nue. Elle a revêtit la tenue de plage adéquate, un maillot de bain une pièce, et ne transgresse aucune règle, jusqu’au moment, où elle décide d’en contourner une et place (pertinemment) le tissu de sa culotte autour de son pubis.
Juste pour laisser les rayons du soleil envahir son corps. Sans obstacle, sans obligation morale, elle et le Soleil.
C’est cette Nature, cette liberté, cette « vérité » là, qui seuls peuvent la rendre belle.
PAS LA CHIRURGIE ! LA NATURE, LA LIBERTÉ, LA VÉRITÉ.
Et c’est en ça que son personnage est incroyablement cohérent et se doit d’apparaitre comme ce monstre inconvenant de série télé. Et tout nous montrer. Tout.

À quel moment a-t-on arrêté de se faire bronzer la nouille ?
À quelle moment a-t-on oublié que cette sensation chaude dans l’entre-jambe était agréable, revitalisante, peut-être même nécessaire ?!

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Edward Hopper, Soleil du matin, 1952.

Cet été, je vais m’assoir dans un endroit tranquille, seule  en pleine nature (avec un petit degré de parano, quand-même), face au soleil et je détournerai les règles et le tissu de ma culotte, pour, moi aussi, entrer en relation directe avec ma vérité de femme.
Lena, Shailene et beaucoup d’autres feront de même, j’espère.

Marianne Maric, autoportrait, 2015

NDLR : Pardon pour cette image en couverture : je ne voulais pas montrer la vraie capture d’écran pour ne pas donner l’impression de racoler, mais je me dis que finalement, cette tête de loutre est beaucoup plus évocatrice que l’aurait été le vrai pubis de Lena Dunham….

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